Dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

La Plateforme provinciale de lutte contre le racisme et les discriminations organise une rencontre avec les représentants des 6 partis politiques aux élections de mai 2019 le mercredi 20 mars 2019 de 17h à 20h, sous forme de speed-meeting.

 

Au programme :

17:00 -  Introduction par Benoîte Dessicy - C.A.I. (coordinateur de la plateforme)

6 Tables rondes thématiques : intersectionnalité, islamophobie, négrophobie, antisémitisme, antitsiganisme, xénophobie (voir la description des ateliers dans le tableau ci-dessous)

Exposés par des personnes-ressource et rédaction des questions par le public

18:00 – Pause-dinatoire

18:15 – Speed-meeting politique : les représentants des partis parcourent les tables thématiques, répondant aux questions à raison de 15 minutes par table

19:45 – Conclusions par Michel Vanderkam - UNIA

20:00 – Clôture

Activité gratuite sur inscription via le formulaire ici présent

Sandwiches et boissons offerts.

Adresse: Mundo-N, rue Nanon 98 - 5000 Namur

Cette activité s’adresse à tous les citoyens de la province de Namur, particulièrement les jeunes.

 

Thématique

Description

Personne-ressource

Intersectionnalité 

Le concept d’intersectionnalité, théorisé en 1989 par la professeure africaine-américaine Kimberley Crenshaw, vise initialement à démontrer que l’oppression des femmes africaine-américaines se caractérise par une interaction spécifique entre le racisme et le sexisme. Progressivement, ce terme a évolué pour désigner plus généralement la manière dont les systèmes de pouvoir et de domination entrainent des inégalités et les maintiennent. À titre d’illustration, si le fait d’être une femme implique de subir le sexisme et le fait d’être noir implique de subir du racisme, une femme noire ne vivra pas le même type de sexisme que celui vécu par une femme blanche. Elle ne vivra pas non plus le même type de racisme que celui vécu par un homme noir. L’intersectionnalité permet de comprendre et d’appréhender ces situations.

Béatrice Bashizi

(Caravane pour la Paix et la Solidarité)

Islamophobie

TABLE COMPLETE

Les personnes perçues comme musulmanes subissent aujourd’hui en Belgique de multiples violences. Des actes et discours de haine d’une part, comme en témoignent les multiples cas de femmes musulmanes agressées verbalement ou physiquement simplement parce qu’elles portent le foulard. Des discriminations structurelles d’autre part, notamment sur le marché de l’emploi et du logement. Quelle est l’ampleur de l’islamophobie en Belgique ? Comment une certaine conception de la laïcité contribue-t-elle souvent à stigmatiser et opprimer une partie importante de nos concitoyen·ne·s ? 

Astérie Mukarwebeya (UNIA)

Négrophobie

Les récents rapports sur la négrophobie en Belgique – celui de la Fondation Roi Baudoin et celui du groupe d’experts de l’ONU – illustrent deux constats implacables : d’une part, le racisme et les discriminations envers les Afro-descendant.e.s sont terribles dans notre société, et d’autre part, les stéréotypes qui en sont à l’origine proviennent directement de notre histoire coloniale. Quels sont ces stéréotypes, sur quelles violences débouchent-ils et comment expliquer que des représentations coloniales soient toujours collectivement partagées aujourd’hui ?

Samuel NDAME 

Antisémitisme 

Nous avons longtemps cru en Europe que les années nous séparant de la Shoah éloignaient avec elles le spectre de l’antisémitisme en Europe. Pourtant les 15 dernières années ont été marquées par une augmentation et une libération de la parole antisémite d’une part, par un retour des crimes de haine à l’égard des Juifs d’autre part. Des violences qui n’ont pas épargné la Belgique. Comment expliquer ces constats ? Comment les représentations antisémites continuent-elles d’être à ce point présentes dans l’imaginaire collectif ? 

Benjamin Peltier (BePax)

Antitsiganisme (ou romophobie)

La plus grande minorité ethnique d’Europe est victime de préjugés et d’exclusion sociale partout en Europe. Ils dérangent, ils font peur, ils sont à l’origine de mythes et de nombreux préjugés. Les villes ferment leurs portes, des conflits éclatent dans les villages. On accuse les Roms de tous les maux et ils finissent par devenir indésirables. Entre exclusion et intégration, les Roms vont cependant continuer à chercher à s’adapter, à vivre avec des sentiments ambivalents tels que le désir d’affirmer une identité qu’on leur refuse et le besoin, la nécessité de s’intégrer notamment pour survivre. (texte MRAX)

Ahmed Akim (CMDGV)

Xénophobie

 

La peur de l’étranger, activée par l’exacerbation de la menace identitaire, est renforcée par des mécanismes idéologiques et culturels qui consciente ou inconsciemment confortent bien d’enjeux socioéconomiques et politiques, fragilisant au passage les personnes étrangères sur le territoire. Les stéréotypes et préjugés qui leur sont assignés « justifient » le manque d’un accueil digne, la violation des droits des enfants placés dans des centres fermés et le renvoi des personnes dans des pays où elles risquent d’être torturées. Comment agir pour déconstruire ces préjugés ? Quelles luttes sont possibles pour exiger un accueil digne des migrants et le respect de leurs droits fondamentaux ?

Joseph Burnotte (CEPAG)

Pour le Comité de pilotage de la Plateforme :

logos pilotes 20 mars


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